Le Blog du Lémurien

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ETAPE 4 RECIT ET PHOTOS

SAMEDI 19 MAI 2007


5 H


Le Mur à Gauche de Zugarramurdi est en ébullition ! Forcément, les premiers départs étant à 6h30... faut un minimum pour se préparer, charger les sacs dans les camions de l'organisation, déjeuner, et s'échauffer pour cette dernière étape !! (en fait on s'échauffe pas, on est chaud depuis 3 jours...)

Enrique (réincarnation vivante de la Marmotte), tente de prolonger sa nuit quelques instants, mais là je crois que c'est impossible, la récupération, ce sera pour demain !!

Ce bivouac restera quoi qu'il arrive mémorable; quel chantier !!

D'ailleurs, nos amis kinés entre autres, qui samusaient bien la veille au soir, et ben ils faisaient moins les malins au réveil !!

 

 

6H30 / 8H04


Tous les rescapés qui vont tenter de terminer ce périple de 180 km, y compris ceux qui ont perdu leur coéquipier et qui sont hors classement, prennent leur départ, entre 6h30 et 8h04, avec un départ par équipe toute les 2 Minutes, comme la veille, en ordre inverse du classement général, dont nous sommes encore en tête depuis le premier jour...

Vainqueurs de la première et de la troisième étape, seconds du CLM, nous sommes encore sur notre petit nuage avant cette dernière étape, qui en plus est la plus symbolique pour nous : on traverse nos chemins d'entraînements, au sommet de la Rhune, à Ibardin, on arrive dans la baie de Txingudi, siège du club, et toute nos supporters seront là à l'arrivée !! Que peut-il nous arriver ???? ... vous allez bien voir ...


8H02

Nos adversaires directs, Claude et Pech, vainqueurs sortant tout de même de l'Euskal Trail (4 victoires pour Claude sur les 4 dernières éditions ...), s'élancent.

Bien qu'au départ, ces derniers nous disent « on va partir cool aujourd'hui » , « la course est jouée », « aujourd'hui c'est moins dur » ... pour moi, leur tactique est simple : partir à fond, jouer le tout pour le tout sur les 15 premiers kilomètres pour nous faire douter. C'est donc l'avantage de partir en tête. Pression oblige ...


8H04

A notre tour. On passe le doigt électronique dans le boitier au décompte du juge impartial et nous voilà en poursuite de nos adversaires.

Ps / Désolé pour les clichés, mais vu la météo, c'est la seule étape où je n'ai pas pris mon appareil photo, je le sentais pas ... est-ce un signe ?? ... pourtant il fait pas beaucoup plus mauvais que lors de la première étape ... çà devait être pour être plus léger sûrement !!

Nous voilà partis en trombe, dans les ruelles désertes de Zugarramurdi, pour ces ultimes 40 Km en direction d'Hendaye.

NOTRE OBJECTIF : partir très vite pour les rattraper et faire en sorte que l'étape se passe comme la veille ...

Quand la course prend le dessus ...



PREMIERS KILOMETRES

 

Dès la sortie du village, on attaque une première montée, sur environ 3km, plutôt cool à priori sur le road book. Sauf que dès que nous entrons dans la forêt, on se serait cru à KoLanta ! Sans rire, comme la veille, les pluies diluviennes tombées sur la région ont causé de gros dégâts : ravinements, pierres déplacées, arbres déracinés en travers du passage !! Gros travail de balisage sur ce secteur.

 

Nous voilà partis à fond, comme si l'arrivée était au sommet et comme si on avait rien fait les jours précédents !! Au sommet, nous revenons sur une équipe ... Christophe MARTIN et Olivier FOISSAC, partis 4' devant ... mais toujours pas de signe de nos « rivaux » ! On leur demande des infos, et ceux-ci nous annoncent un départ très rapide de leur part également ... tiens donc, « on va partir cool » qu'ils disaient !!.

Le mano à mano est engagé; finalement, c'est Enrique qui va stresser assez vite ...alors qu'il n'y a aucune raison ! Il y a 40km au programme ! Et c'est clair que pour tous, il va bien falloir lever le pied à un moment donné, car on ne pourra tenir ce rythme de course pendant très longtemps !!

Nous voilà au premier PC, passage de la puce électronique, et nous nous lançons sur la première partie roulante de l'étape, soit environ 8km sur des crêtes au dessus de Sare pour rejoindre le Col de Lizarietta. Rapidement, après environ 45' de course depuis le départ, nous revenons sur Antoine GUILLON et Stéphane GRIVEL, partis avec 6' d'avance ! ... mais aucun signe de Claude et Christophe, pour qui le brouillard épais présent dans ce début d'étape joue un rôle important, car de derrière, nous n'avons aucune visibilité.


Cà va vite ... trop vite ??

La douleur au genou apparue la veille comme déjà à me tirailler sur cette grande piste ... je pensais vraiment que cela était minime comme bobo, mais il va s'en avérer autrement ...

Dès ces premiers kilomètres, la moindre descente s'avère douloureuse pour mon genou gauche ... Et à côté de çà, je vois mon équipier stresser de plus en plus ... aïe aïe aïe ...

Km 8 : 200 Mètres de descente tout droit pour rejoindre le premier ravitaillement du col de Lizarrietta; Verdict : çà fait mal terrible !!! Impossible de me lâcher, obligé de me retenir en descente, en accentuant tout sur la jambe droite afin de soulager le genou droit explosé ... cà va être long ...



KM 10 / KM 14

Col de LIZARIETTA / Col de LIZUNIAGA


Finalement, dans la montée, tout va bien !!

Sur les flancs d'Ibantelli (Joli petit sommet bien dessiné, mais que nous n'avons pu apercevoir, dommage), je récupère ! (çà peut paraître étrange, mais c'est bien dans les montées que je récupère là !!).

Sauf que nous voilà trop vite au sommet ... et vu ce qu'il y a derrière ... une descente à pic, tout droit !!! Dans une pente très glissante, tout droit pour dévaler près de 300 Mètres de D-, sur1km !!

La souffrance absolue ! La moindre pose de ce genou gauche au sol dans l'axe de course me fait presque tomber ! Merci les bâtons !! Craquage complet : mécanique et aussi psychologique ! Se voir doubler par ceux que l'on vient de dépasser, savoir que l'on ne peut être à 100% de ses moyens, et surtout voir la course vous échapper, avec qui plus est un équipier impuissant à vos côtés !! Dur dur ! ... pour son partenaire aussi qui se retrouve embarqué dans une galère d'un seul coup, alors que tout allait si bien depuis La Pierre Saint Martin ...

Je tente tout ce qu'il est possible de tenter pour atténuer cette douleur sur la descente de ce mur glissant : descente en pas chassés !! ... descente en marche arrière !!! oui oui en marche arrière appuyés sur mes précieux bâtons !!! Long, très long !!

De toute façon, sur une course ordinaire, seul, j'aurai décidé tout simplement d'abandonner. Sauf que là, avec un coéquipier qui vous encourage tout au long du parcours, on a pas le droit, faut y aller !!

alors on continue ... calmement ...


A cet instant, la course est terminée dans ma tête; le seul objectif est de rallier Hendaye ! Point barre. Podium, pas podium, dans ces moments là, on s'en fout pas mal !!



KM 15 / MONTEE DE LA RHUNE

 

Tant bien que mal, nous voilà enfin en bas de cette descente (très courte lorsque tout se passe bien), au Col de Lizuniaga.

Arrivé là, je retrouve un peu le moral : je sais le profil du parcours à venir sur les kilomètres suivants : une ascencion longue, dure et pentue sur la Rhune !!  Je connais le coin presque par coeur, car dès que j'en ai l'occasion, je viens m'entraîner sur Ascain et ses alentours.

Cà va mieux ; on reprend tous les coureurs qui nous ont doublé tout à l'heure, et tous les mots d'encouragements que l'on a reçu ont fait vraiment un bien fou !  Merci à tous pour votre état d'esprit et votre solidarité !  Du coup, le rythme redevient soutenu, régulier, scandé par les appuis sur nos précieux bâtons. La montée est magnifique, dommage que nous n'ayons pu la faire avec le beau temps ...  arrivé presque au sommet, petit point délicat : il y a 2 flèches identiques désignant 2 directions différentes !!!  Au pied de la cheminée, mais sans aucune visibilité, difficile de s'orienter ?? (Désolé Pascal et Franck, fallait prendre celle de gauche, et non celle qui vous a redescendu aux 3 Fontaines!! ... et dire que vous avez tout remonté le long des rails, chapeau les gars !!!.  Encore une anecdote à bien se souvenir !!). En fait, il s'agissait des flèches du trail de Sare du mois de Mars (Sarrakorrika Trail - http://www.sarakorrika.com/ )que je vous recommande fortement.

 

D'un seul coup, alors que nous revenons de nouveau sur nos amis Stéphane et Antoine, l'angoisse de la descente me prend; je peux vous assurer que dans des moments comme celà, le fait de connaître le parcours n'est en aucun cas un avantage !! 

 Entre souffrance, douleur et  appréhension, je craque complètement au sommet au niveau psychologique en pensant au mur à descendre derrière le sommet d ela Rhune!

 ... mais dans cette situation, je prends conscience que beaucoup de personnes nous supportent : ils sont là au sommet, pour m'empêcher d'abandonner, Enrique le premier bien sûr. Mais aussi Gégé, entouré d'Elisa et Patrick, les reporters de choc, et tant d'autres !!  Cà fait du bien au moral, malgré toutes les difficultés endurées. Pendant 5 minutes, on se pose dans la Venta, pour mettre des glaçons sur mon genou gauche et la cheville également. Tout va mal, la mécanique est cassée : sur ces longues distances, un petit grain de sable (en l'occurence un petit hématome sous l'ongle au départ) peut provoquer des ravages par des phénomènes de compensation du geste répété d'une mauvaise manière, et voilà le résultat !

Enrique prend une poche de glaçons de 2kg à la main, et nous voilà partis en direction d'Hendaye ... mais à ce moment là, je peux vous assurer que je ne pensais pas y arriver ...

 

KM 17 / KM24 LA RHUNE/ COL D'IBARDIN

 

 

Descente tout droit par une petite cheminée, l'apocalypse.

 

J'ai jamais autant souffert je crois, jamais. Rien qu'en écrivant ce résumé, çà me fait mal rien que d'y repenser !  C'était pas très long, mais sur les 500 Mètres nous reliant au Col de Zizcuitz, où on reprenait la grande piste, on a du mettre 15 minutes !! ... en avant, en arrière, sur le côté, par terre, ... j'ai tout essayé, mais ce genou est irrécupérable pour aujourd'hui !!  Je sens l'inflammation des tendons, impossible de plier la jambe en excentrique pour se retenir en descendant.

Et voilà qu'on se fait doubler, et redoubler ... mais peut importe !  A vrai dire, dans ma tête, l'objectif était à ce moment là d'avancer pou rejoindre ... le point suivant, et ainsi de suite ...  Le plus pentu est passé, nous attaquons la piste bitumée en direction du Col d'Ibardin, tout doucement ; d'ailleurs, notre course a bien faillie s'arrêter là : Enrique, pour me motiver, n'a pas eu d'autre idée que de me tirer en me prenant par le sac !! Comme si je courais tout doucement par plaisir !!!  Pétage de plomb pendant 2 minutes (ce sont les hauts et les bas du couple dont je parlais avant !), mais nous voilà relancés ... 

Ce passage aura pour moi été le plus dur de tous ces 4 jours, et restera longtemps dans ma mémoire.

Finalement, sachant que le pentu est derrière nous, et bien qu'il reste encore la moitié de l'étape à parcourir (oui oui encore tout çà !), l'idée de l'abandon est ... abandonnée si je puis dire ...   je reprends confiance, mais à ce moment là, je le garde encore pour moi, car il faut tout de même que le genou tienne le choc encore ...  LE SUSPENS POUR CLASSEMENT GENERAL est terminé, Escots et Pechberty nous avait déjà repris 20 Minutes au sommet de la Rhune ... mais peu importe maintenant ...

Sur le bitume, on se relance, on commence à accrocher une équipe qui nous double, en trotinnant; je m'arrache, mais le moral semble revenir ... Nous voilà au troisième ravitaillement, au Col d'Ibardin !!

 

VIDEO DE NOTRE ARRIVEE A IBARDIN

http://video.google.fr/videoplay?docid=2086015543355599482&q=euskal+raid&total=1&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0

Sous le soleil et sous l'acclamation des spectateurs, comme vous pouvez le voir ...

 

KM 24 COL D'IBARDIN

 

Comme vous avez pu le voir dans le lien video ci-dessus, c'est en slalomant entre les caddies et les voitures à touristes que nous arrivons au ravito tant bien que mal après avoir repris un petit rythme de footing depuis 2-3 km.

C'est ce fameux passage qui tenait particulièrement à coeur à Enrique : en effet, le ravito a été installé par les organisateurs pile en face de sa venta, la VENTA MUJICA, où il travaille à peu près 360 jours sur 365 ... (les 5 jours restant sont ses Jours de course !!). Tout son fan club nous attendait, et surtout il a récupéré à cet endroit un drapeau basque qu'il souhaitait amener jusqu'à l'arrivée !  (oui oui il va le trimballer pendant 17km ... ). Vu les conditions de course, je pense qu'il s'en souviendra de ce passage quand même !!

Pour moi, c'est tout autre chose ; bien que relancé légèrement du fait qu'il n'y ait plus de pentes raides jusqu'à l'arrivée, je sais aussi qu'il ne reste que des parties roulantes, où il va falloir essayer de courrir, courrir, courrir ...  pendant plus de 15 km !! 

Oui mais voilà, à ce ravito, mes sauveurs sont là !!!  Toute l'équipe des kinés et podos sont présents pour assister les coureurs; je me suis assis quelques minutes, j'ai délassé ma chaussure, car ma cheville avait gonflée terriblement ...  ils m'ont vidé quasiment une bombe de froid entière sur cette cheville et le genou meurtri ...

Je me suis également bien ravitaillé (Enrique pensant toujours à moi, mais du coup, lui étant "en promenade", il oublie de manger lui-même ....) et nous voilà repartis.

 

KM 24 / KM 31  -  IBARDIN - BIRIATOU

Quelques centaines d emètres d'ascencion, et voilà sur bientôt sur les crêtes au dessus du Lac d'Ibardin (il était sur la droite pour vous le situer ... avec la mer en point de mire ; l'Océan pardon, pas la mer de nuage !! ).

Etrangement, ma douleur à la cheville commence à s'estomper !!  Cette bombe de froid aura eu un effet uasi miraculeux sur la douleur ressentie. J'y croyais pas au départ, c'est encore Enrique qui m'a dit de le faire, mais alors là, c'est bluffant : ma cheville était complètement indolore, anesthésiée !??!! (je comprends mieux les footeux maintenant, qui après 3 roulades et un bon cinéma, se remttent à courrir comme des lapins!).

Du coup, n'étant pas trop entamé sur le plan énergétique, nous voilà repartis à vive allure en Direction d'Hendaye !!  Cette fois c'est sûr, on va y arriver au bout de cette aventure, car une heure plus tôt, c'était moins sûr !!  Sur ces crêtes, nous retrouvons même nos compagnons de route Patrice Garrigues et Laurent LACOMBE, avec qui on aura fait finalement pas mal de kilomètres. On discute un peu, puis dans la petite descente menant au Col d'Osin, je m'aperçois qu'ils ne peuvent suivre ...  çà y est, j'ai retrouvé des ailes !!!!

... mais il est déjà bien trop tard ...  lorque l'on passe au pointage du Col, Eric MAS, coureur et qui donnait un coup de main aux organisateurs,  nous indique un retard de près de 35 minutes sur Escots et Pechberty ...  notre victoire s'est envolée depuis quelques kilomètres déjà !!  mais notre vraie victoire sera d'arriver au bout !

Tant pis, on continue à relancer dans les derniers kilomètres de faux-plats descendants jusqu'à Biriatou, où nous attend le dernier ravitaillement. Je croise même Guy, un super ami, venu, malgré les mauvaises conditions météos, m'encourager sur ces pentes caillouteuses !  "On se voit à l'arrivée !! "  ... le moral est retrouvé, çà sent l'écurie !!  (désolé Enrique, je sais bien que c'est trop tard ...  il aurait peut être fallu trouver une bombe de froid au Col de Lizuniaga déjà, çà aurait peut être changé des choses , ... mais on ne peut plus refaire la course maintenant ...)

 

KM31 - KM40

BIRIATOU / HENDAYE

 

Nos adversaires sont probablement arrivés lorsque nous nous ravitaillons à Biriatou !! C'est bien dommage ! D'un côté je me dis que y'a 2 heures en arrière je ne pensais jamais arriver là, et d'un autre côté, une fois la douleur soulagée, j'ai l'impression de pouvoir courrir aussi vite que la veille, car les jambes sont bonnes finalement !!

Maintenant, y a plus qu'à rallier l'arrivée. Mais il reste encore 9km !  C'est pas rien finalement après les 170 déjà effectués !!  En plus ces derniers kilomètres s'annonçaient mal sur le road-book : pas de montée ou de descente franche, mais que des succéssions de "casse-pattes", des lignes droites pour terminer, des morceaux de bitumes ...   bref tout ce que je déteste dans les courses nature !  A vrai dire, même avant le dpart de la course au premier jour, j'appréhendais déjà cette portion !!  Cependant, je ne critique pas du tout le tracé des organisateurs, car de toute façon, si on veut aller à Hendaye pour finir cette traversée des Pyrénées Basques, y  a pas le choix !! ...  et finalement, une fois fais, ces kilomètres ne m'ont pas semblé si horribles que çà !!  A l'arrivée on oublie tout !

 

Toujours est-il que nous voilà repartis de Biriatou !  Après une portion Ibardin-Biriatou plutôt rapide, nous voilà revenus sur les couples CORON/JARDRY et GUILLON/GRIVEL, alors que ceux-ci nous avaient gentiment déposés dans la descente de la Rhune. Je me dis alors qu'on va faire une très bonne fin d'étape, pour le fun. Mais c'est sans compter sur la "mini-défaillance" de Enrique cette fois ! Et oui, les rôles s'inversent !  Lui qui a été très très fort depuis 4 jours, nettement au dessus du lot, fini par craquer...  en fait il y a plusieurs raisons : déjà, il sait la course (pour la victoire) perdue, donc plus de motivation car il se sentait largement capable de l'emporter, ensuite, il m'a tellement soutenu et aider lors des différents ravitaillements de la course (Rhune-Ibardin), qu'il en a oublié de se ravitailler lui-même !  J'essaie de le pousser à courrir dans les petites montées à franchir, mais finalement je n'insiste pas trop, ...  car j'ai belle mine moi qui avançait en marche arrière il y a quelques kilomètres !!!  Du coup, on laisse filer les 2 équipes qui nous précédent de quelques longueurs, et nous voilà en direction d'Hendaye, avec un coin de ciel bleu !! Enfin !!

 

Au bout d'une piste en terre, après un petit faux plat, voilà, on le voit !!  L'océan !!  180km pour l'atteindre !  On surplombe la Baie de Txingudi et la Ville d'Hendaye, Magnifique !! On sent que la fin de l'épreuve est proche, tous les plus grands moments de ces 4 jours défilent rapidement dans la tête, l'émotion commence à monter.

On descends dans les rues d'Hendaye, puis nous voilà sur le chemin piétonnier qui contourne la baie et le port. Pour l'anecdote, c'est à cet endroit même que j'ai fait un de mes denriers entraînements de VMA avec le club de Txingudi, Stephan et Marcos en tête !! "C'est dur la vitesse !!". On savoure tranquilement ces derniers kilomètres.  Je sais pas si vous l'ai déjà dit, mais depuis le Col d'Ibardin (y a déjà plus de 15km !), Enrique se trimballe SON drapeau basque, qu'il arbore fièrement sur cette fin de parcours. Le stade Nautique, encore 500 Mètres. Un petit mot aux signaleurs toujours présents et sans qui toutes ces épreuves ne pourraient avoir lieu.

Dernière ligne droite.

Gégé nous rejoint sur son VTT. L'émotion est à son comble. Je ne peux décrire cet instant là, mais il restera longtemps gravé dans ma mémoire de coureur. Au bout, ma petite fille et ma femme sont là. La famille et les amis aussi ...  Sans commentaires !!

 

 

Voilà c'est terminé ...

On profite de ces derniers instants pour discuter avec les pots rencontrés au cours de l'aventure...

... se ravitailler ...

... se baigner (en fait y a que Enrique qui est allé se baigner !!)

 

 

 

 

ARTICLE DE PRESSE

 

 

 

 

FIN DE L'ETAPE

RETOUR EN BUS A BAIGORRI

REMISE DES PRIX ET REPAS DE CLOTURE

(à ne manquer sous aucun prétexte)

 



17/07/2007
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